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07/12/2009

les sortes de voiles : les voiles carrées


Ce sont des voiles plutôt rectangulaires ou trapézoïdales, symétriques, portées chacune par une vergue horizontale.

Nous allons voir les voiles carrées primitives des bateaux à un seul mât, puis l'évolution des voiles carrées du Moyen Âge au début du 19 ème siècle.
Ensuite, nous décrirons les voiles carrées sophistiquées des navires du 19ème et du 20 ème siècle, et nous verrons comment se fait leur manœuvre.

Il existe des voiles carrées, sur des bateaux à un mât, depuis très longtemps, sans doute depuis la préhistoire. On les trouvait sur les navires et galères égyptiens, phéniciens, grecs, romains, etc ; des reconstitutions de ces bateaux ont été réalisées au 20 ème siècle.
On trouve aussi souvent des voiles carrées sur des bateaux traditio
nnels, en Afrique en Asie ou en Polynésie par exemple ; Ci-dessous, cette pirogue à balancier qui participait aux fêtes de Brest en 2004 porte une voile carrée.


Ci-dessous, la photo d'une petite pirogue traditionnelle japonaise à voile carrée, vue lors des mêmes fêtes: on peut difficilement faire plus simple, mais cette voile ne peut être efficace que par vent portant.


Les plus connus des voiliers anciens à voiles carrées sont les bateaux vikings, communément appelés "drakkars" ; en fait, il en existe diverses sortes.
Ci-dessous, la voile rouge et blanche du drakkar Vinland (photographié à Pont-l'Abbé, dans le Finistère, après une traversée de l'Atlantique) est ferlée autour de la vergue.


Des bateaux portent des gréements dérivés de ceux des bateaux vikings, notamment les gabares de Loire ; ci-dessous , 2 petites gabares sur le Cher ; On distingue nettement la voile de l'une d'elle, ferlée autour de sa vergue.


Au moyen âge, des bateaux de commerce, de grande taille pour l'époque, portaient ce type de voiles. Les Allemands ont reconstitué des kogges, ces navires qui ont fait la richesse de la Hanse; par exemple Hanse Kogge, réplique d'un bateau de 1380 dont l'épave a été trouvée à Bremen,

Vestige de cette époque, certains voiliers auriques établissent, au portant, une fortune carrée qui ressemble fort aux voiles précédentes : ci-dessous, sur le cotre Norden, on a ferlé la grand-voie aurique, et le cotre avance grâce à sa fortune carrée et à ses focs.


A la Renaissance, les gréements deviennent plus complexes ; les bateaux de commerce et ceux des grandes explorations (caravelles, nefs) ont souvent trois mâts, portant tantôt des voiles latines, tantôt des voiles carrées.
The Matthew, vu ci-dessous, est une réplique de la nef avec laquelle John Cabot explora l'Amérique du Nord à la fin du quinzième siècle. Les 2 mâts avant (mât de misaine et grand mât) portent chacun une voile carrée, tandis que le mât d'artimon porte une voile latine. le beaupré porte aussi une voile carrée, appelée civardière.


Les bateaux plus récents, à partir du 16ème siècle, ont porté des voiles carrées beaucoup plus sophistiquées, atteignant leur perfectionnement maximum sur les grands voiliers de la première moitié du 20 ème siècle. Les voiles carrées sont alors disposées l'une au-dessus de l'autre, sur un mât : l'ensemble forme un phare carré, dont le gréement est très complexe. Le nombre de voiles par phare a augmenté au fil du temps, passant de 1 (comme sur le Matthew, ci-dessus) à 3 (17ème et 18ème siècle) puis à 5, voire 6.
Il existe des bateaux à un phare carré alors que les autres mâts portent d'autres types de voiles : on parle alors de bricks-goélettes ou brigantines (2 mâts), de trois-mâts goélettes ou barkentines, voire de 4 mâts goélettes.
Un
bateau à 2 mâts portant tous les 2 des voiles carrées est nommé brick.
Ci-dessous, on voit que chacun des deux phares carrés du trois-mâts Belem porte cinq voiles. Le troisième mât porte un gréement aurique : on parle de trois-mâts-barque. Il existe des 4 mâts-barques, qui possèdent 2 grands-mâts au lieu d'un seul.

Sur la photo annotée ci-dessous, on trouvera les noms des 10 voiles carrées établies sur le Belem.
Pour déployer (on dit établir) la voile portée par une vergue fixe on la libère en choquant les cargues, puis on tire sur les écoutes : la voile se déploie vers le bas, alors qu'on établit les voiles auriques en les hissant.
Une vergue volante est une vergue qui se hisse en navigation et se descend lorsque la voile n'est pas utilisée : c'est en hissant la vergue qu'on établit la voile.


Certains quatre-mâts ou des grands trois-mâts portent une sixième voile sur chaque mât. La voile supplémentaire, entre le perroquet (nommé alors perroquet fixe) est un perroquet volant.

Les trois-mâts carrés, encore appelés trois-mâts francs, portent aussi des voiles carrées (5 en général) sur le mât d'artimon. Leurs noms sont inscrits sur la photo du Sörlandet, ci-dessous ; Seule une des voiles est établie, le hunier fixe de fougue ; les 4 autres sont ferlées. La brigantine, aurique et de petite taille sur ce type de gréement, est également ferlée. Sur le mât de misaine et le grand-mât, seuls les huniers fixes et volants sont établis.



Ce type de voile carrée est aussi porté en haut du mât de certaines cotres à corne, ou sur le mât de misaine de goélettes à corne. Ces voiles sont appelées huniers, et on parle de cotres ou de goélettes à hunier.
Ci-dessous, le cotre Le Renard a établi ses 2 huniers (remarquez qu'il faut 3 vergues) alors que la grand-voile et les focs sont restés ferlés.

La manœuvre des voiles carrées est plus compliquée que celle des autres voiles. Leurs lourdes vergues ne peuvent pas être descendues sur le pont, les voiles non plus : il est donc nécessaire de monter dans la mâture pour s'en occuper. Cependant des cordages appelés cargues, manœuvrés depuis le pont, permettent de les carguer, c'est à dire de les replier vers leur vergue. Mais cela ne suffit pas toujours, et elles peuvent encore prendre le vent, risquant de s'abîmer, voire de se déchirer. Il faut donc monter dans la mâture pour les ferler, c'est à dire les replier plus soigneusement contre la vergue grâce à des rabans. C'est le travail des gabiers, matelots acrobates n'ayant pas peur du vide.
Ci-dessous, des gabiers du Belem (professionnels et stagiaires) ferlent le hunier fixe et le grand perroquet. Le grand cacatois, en haut, est déjà ferlé, tandis que la grand-voile, en bas, a simplement été carguée. On remarquera la position des gabiers qui se tiennent à la voile et à la vergue par les mains ("une main pour soi, l'autre pour le bateau") et ont posé leurs pieds sur le câble appelé marchepied. De nos jours, sur tous les grands voiliers, le port du harnais de sécurité est obligatoire dans la mâture et il doit être amarré pour ce travail.
Remarquez aussi, derrière les gabiers qui travaillent au grand hunier fixe, la position du grand hunier volant, qui a été descendu ; il est interdit d'y accéder tant qu'il est hissé.


Sur la photo ci-dessous, on voit d'autres gabiers au travail ; on remarquera que les femmes sont bien représentées, alors qu'autrefois les équipages étaient à 100% masculins. Il faut noter aussi que les voiles sont remarquablement ferlées, sans plis et sans surépaisseur, à l'aide des rabans bien visibles.

Cette photo, prise à Cherbourg avant le départ de la TallShip Race, montre le haut des mâts du brick-goélette irlandais Asgard II. Ce joli voilier-école a sombré, pour des raisons inconnues, en septembre 2008, près de Belle-Ile. Heureusement, il n'y a eu aucune perte humaine.

31/08/2009

Les voiliers à deux mâts



 Les voiliers à deux mâts : bricks, bricks-goélettes (ou brigantines), goélettes schooners) lougres, luggers, chaloupes, peuvent porter toutes les sortes de voiles selon les cas.

Les bricks (brigs, en anglais) portent des voiles carrées sur leurs 2 mâts. le mât arrière (grand mât) porte une petite brigantine mais pas de flèche. Ils ressemblent à des 3 mâts carrés qui auraient perdu leur grand mât. Ci-dessous, Aphrodite, un brick néerlandais moderne. On peut encore citer Fryderyk Chopin, Stavros Niarchos et Prince Williams (sister ships), Roald Amundsen, Astrid, etc.


Aphrodite
Le brick britannique Royalist (ci-dessous) possède des voiles carrées moins divisées, à la manière des bricks de guerre du 19 ème siècle. Une autre particularité est la grande taille de la brigantine, qui peut être surmontée d'un flèche : on a là un gréement intermédiaire entre le brick et le brick-goélette. Phœnix a un gréement comparable mais ne porte pas de flèche et est donc plus typiquement un brick.


Royalist
Les bricks-goélettes (brigantines, en anglais) portent un phare carré ( phare de misaine) ; entre les 2 mâts il peut y avoir une ou 2 voiles d'étai ; le mât arrière (grand mât) porte une grand-voile à corne et un flèche. le gréement rappelle celui d'un trois-mâts barque qui aurait perdu son grand mât.
Ci-dessous, Jantje est un bon exemple de ce type de gréement.


Jantje
Le gréement du brick-goélette polonais Kapitan Glowacki diffère du gréement classique par la présence d'une grand-voile bermudienne.


Kapitan Glowacki
Les goélettes sont appelées schooners en anglais. Elles sont caractérisées par des mâts presque égaux, ou un mât arrière nettement plus grand : le mât avant est appelé mât de misaine, le mât arrière est le grand mât.

Les goélettes à hunier portent des voiles à corne sur leurs deux mâts ; le mât de misaine porte des vergues servant à établir un ou 2 huniers. Une voile d'étai peut être établie entre les 2 mâts, et le grand mât peut porter un flèche. Ci-dessous un exemple de ce type de gréement : La Recouvrance. On peut aussi citer les 2 goélettes Étoile et Belle Poule de la marine nationale française ; Pride of Batimore ; Jacob Meindert ; J.R Tolkien, etc.


La Recouvrance
Les goélettes franches, ou à cornes, ou auriques, portent des voiles à cornes et des flèches sur leurs deux mâts. Il existe de nombreux yachts gréés en goélettes franches, comme par exemple Mariette, ci-dessous. Citons encore Eleonora, Elena, Altaïr, America, Orion, Sunshine, Lelantina, Petite Lande, etc.


Mariette
Mais toutes les goélettes ne sont pas des yachts à l'origine : autrefois, de nombreux caboteurs et des grands bateaux de pêche (morutiers) étaient gréés en goélette comme Zuiderzee, Undine, Gallant, Anna Rogde, Cala Millor, Far Barcelona, Blue Nose, Isla Mauritia,etc.
Certaines d'entre elles peuvent porter une vergue sur le mât de misaine ; On peut y établir une fortune carrée, améliorant la vitesse au portant.


Il existe des goélettes à voiles bermudiennes, d'autres à voiles d'étai ; d'autres peuvent avoir un gréement mixte, par exemple voile à corne sur le mât de misaine et voile bermudienne sur le grand mât.
Zéphyr est une goélette mixte ; sa misaine est à corne, tandis que la grand-voile est bermudienne.


Elise (photo ci-dessous) est une goélette mixte, à grand-voile à corne et à voile d'étai (complétée par un fisherman sur la photo) entre les 2 mâts.

Ci-dessous, Tara Arctic, le voilier d'exploration polaires lancé par jean-Louis Étienne sous le nom d'Antarctica, porte un gréement de goélette bermudienne (2 grand-voiles triangulaires et, au portant, parfois un spi).




Les ketchs ont un grand mât à l'avant, un mât plus petit (mât d'artimon) à l'arrière ; ils sont gréés de voiles à corne ou de voiles bermudiennes. l'espace, en arrière du mât d'artimon, est relativement vaste et on y trouve le poste de barre. Ci-dessous, Iris porte 2 voiles à corne (ketch franc), tandis que Saltillo a une grand-voile à corne et un artimon bermudien (gréement mixte) et qu'Orsa Maggiore est un ketch bermudien.

On rencontre beaucoup de ketchs de ces types. Les ketchs francs étaient autrefois des bateaux de commerce, comme Bessie Ellen et AlBarquel ou de pêche, comme les harenguiers néerlandais(Iris, Lotos, Tecla), allemands (Vegesack BV2, Carmelan) ou danois (Jens Krogh) ; parfois aussi des yachts, comme Thendara. Les autres gréements se rencontrent plutôt sur des yachts : Pen Duick VI, par exemple, est un yacht bermudien.


Il existe aussi des ketchs à hunier : le gréement du mât avant ressemble à celui des goélettes à hunier mais le mât arrière est plus petit. On parle donc de mât d'artimon et de grand mât. Ce gréement se rencontre surtout sur des bateaux nordiques, allemands ou scandinaves., appelés galéasses. Anna-Rosa est un bon exemple : ce ketch norvégien est conservé au musée de Douarnenez.  Sigandor est un ketch allemand à hunier et à voiles bermudiennes.


Les dundées et les yawls ressemblent aux ketchs, mais le mât arrière est beaucoup plus petit que le mât avant : on l'appelle mât de tapecul ; il est situé derrière la barre et le gui déborde largement à l'arrière. Les dundées ont toujours des voiles à corne et étaient autrefois des bateaux de travail : de pêche (thoniers comme Nébuleuse, Le Morgatois, Biche ; langoustiers comme Belle Étoile et Sant C'hireg, trawlers anglais comme Providence, Vigilance, Excelsior, Keewaydin) ou de transport (comme la gabare André-Yvette : photo ci-dessous ; ou encore Fleur de Lampaul, Notre-Dame de Rumengol). On dit aussi cotre à tapecul, surtout pour les petits bateaux.


la  gabare André - Yvette
Les yawls ont des voiles à corne ou des voiles bermudiennes, et sont généralement des yachts.
Ci-dessous, 2 yawls : Véronique porte des voiles à corne, Agneta des voiles bermudiennes.



Le yacht Véronique (yawl à cornes)
le yacht Agneta (yawl bermudien)

Les lougres à deux mâts et les chaloupes portent des voiles au tiers. Les lougres sont plus grands et plus lourds que les chaloupes. Ci dessous un lougre breton à 2 mâts, Le Grand Léjon 
 
.
Les lougres du sud de la Cornouailles Britannique (cornish luggers) sont également gréés de 2 voiles au tiers et d'un foc ; à l'arrière, la queue-de-malet très relevée est caractéristique. on voit ci-dessous Our Boys.


Les chaloupes, surtout nombreuses en Bretagne, et au Pays Basque, sont gréées de 2 voiles au tiers et portent parfois un foc sur bout-dehors. Le mât avant porte la misaine ; la voile portée par le mât arrière est le taillevent ; elle est parfois surmontée d'un hunier (sorte de flèche) comme sur Belle de Vilaine. On peut mentionner le chaloupes sardinières de la côte sud de la Bretagne ; Ex. Telenn Mor, de Douarnenez, ci-dessous.


Les forbans du Bono (rivière d'Auray) ; Ex. ND. de Bequerel, ci-dessous.



Les sinagos (on écrit aussi sinagots) du Golfe du Morbihan : ci-dessous Crialeis et Jean et Jeanne. Ce dernier grée des voiles de type ancien, à vergues horizontales.


Brokoa est une grande chaloupe typique du pays Basque.

Les flambarts ressemblent à des chaloupes mais leur tableau arrière est droit et la voile arrière est portée par un gui à sa partie inférieure ; ce gui dépasse largement le tableau arrière. Avec le bout-dehors avant, il double presque la longueur du bateau, qui est ainsi très toilé. Ce sont de bateaux typiques des côtes françaises de la Manche. Ex : Ar Jentiles (sur la photo ci-dessous), Pauline, Dragous, etc..




Les misainiers à tapecul sont des bateaux à voiles au tiers à un mât, qui peuvent gréer par petit temps un mât supplémentaire sur l'arrière du mât principal. On voit ci-dessous le misainier Rigolo portant ce mât et cette voile supplémentaire.



S'il était plus grand, ce tapecul serait appelé taillevent et on se rapprocherait du gréement de chaloupe.

Il y a ainsi des gréements bien typés et d'autres, intermédiaires, auxquels il n'est pas facile de donner un nom sans se faire critiquer par des puristes...

Les voiliers à voiles latines peuvent aussi porter 2 mâts ; les plus célèbres de ces bateaux étaient les grandes galères qui ont existé depuis l'antiquité. A l'époque, et au Moyen-Âge, il s'agissait de navires de guerre propulsés à l'aviron souvent par des hommes libres, parfois des esclaves. Les voiles étaient souvent des voiles carrées, et le terme galère n'existait pas encore (il est apparu au 16 ème siècle) ; Ce qui caractérise le plus les galères ancienne n'est d'ailleurs pas son gréement (il; peut y en avoir à 3 mâts, ou à un seul seulement) ; c'est leur forme fine et très allongée, et surtout leur mode de propulsion mixte : voiles, et surtout nombreux rameurs.
C'étaient encore des navires de guerre quand elles ont atteint leur apogée (en France, sous Louis XIV) ; Mais les galères étaient alors aussi des navires de parade qui transportaient des souverains ou des personnages importants. Elles ont disparu au milieu du 18 ème siècle après avoir atteint un faste inouï dessus et une misère incroyable dessous. En effet, elles avançaient plus souvent à la rame qu'à la voile, propulsées par des rameurs condamnés à de lourdes peines. ces galériens, composant la chiourme, finissaient en général leur vie sur leurs "bancs de nage", à cause des conditions d'hygiène, de la nourriture insuffisante, des efforts exigés et des brutalités exercées par les garde-chiourmes.
Jusqu'au 16 ème siècle, on pouvait encore en rencontrer de l'Atlantique à la Mer du Nord. Mais, peu adaptées aux vents forts et aux mers agitées, leur usage s'est peu à peu restreint à la Baltique, à la mer Noire et surtout à la Méditerranée. Il reste une maquette et les ornements de poupe de la galère La Réale, au musée de la Marine à Paris.
Des bateaux à voiles latines à 2 mâts existent encore au Moyen Orient (boutres à 2 mâts), en Égypte (felouques) ; par contre, les grandes tartanes méditerranéennes à 2 mâts n'existent plus, à notre connaissance ; depuis le début du 20 ème siècle, leurs voiles latines avaient d'ailleurs laissé place à des sortes de voiles auriques. Il s'agissait généralement de bateaux de transport (caboteurs, ou "allèges" c'est à dire bateaux transférant les marchandises entre le port et un navire mouillé en rade.
C'est sur le lac Léman que ce type de gréement est désormais le plus répandu : plusieurs répliques de barques lémaniques existent encore sur ce grand lac, tant en France (la Savoie, à Évian) qu'en Suisse (la Vaudoise et l'Aurore à Lausanne), tandis que la Neptune vient d'être restaurée à Genève ; La Demoiselle, ou Barque des Enfants, a son port d'attache à Villeneuve, près de l'embouchure du Rhône. Ces voiliers, de grande taille pour un lac, servaient autrefois à transporter des pierres de taille depuis l'amont du lac (St Gingolph) vers les villes en construction. Les plus grands (la Savoie, la Neptune et la Demoiselle sont appelés barques ; les moyens ( la Vaudoise) sont des bricks (attention à la confusion avec les bricks maritimes, vus ci-dessus) tandis que les plus petits comme l'Aurore sont des cochères. A noter que la Vaudoise et l'Aurore étaient présentes aux fêtes maritimes de Brest en 2004.



La Vaudoise, arrivant à Douarnenez lors de la grande parade Brest-DZ 2004.

L'Aurore, arrivant à Douarnenez le même jour (sur la droite,de la photo, au loin, on aperçoit la Vaudoise).



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