Des dessins de chats duveteux

Et si jamais vous avez envie de dessiner aussi des chats duveteux

Artichaut — ou peindre pendant la canicule.

Quand je n’écris pas, je photographie. Quand je ne prends pas de photos, je lis et je chronique ici des bouquins.

Mais je peins aussi.

Bon, pas depuis quelques temps, mais ça va revenir.

Il ne faut pas qu’il fasse trop chaud, parce que peindre dans la pénombre, c’est moyen. L’art et la canicule, ça serait de l’art-y-chaud ?

Acrylique et aquarelle

Retour de lecture SF

C’était en 2019, une lecture à laquelle je ne m’attendais pas et qui avait su me dérouter.

Premières lignes – 15 juin

Premières lignes 

 

« Rue Neuve-Saint-Augustin, un embarras de voitures arrêta le fiacre chargé de trois malles, qui amenait octave de la gare de Lyon. Le jeune homme baissa la glace d’une portière, malgré le froid déjà vif de cette sombre après-midi de novembre. Il restait surpris de la brusque tombée du jour dans ce quartier aux rues étranglées, toutes grouillantes de foule. les jurons des cochers tapant sur les chevaux qui s’ébrouaient, les coudoiements sans fin des trottoirs, la file pressée des boutiques débordantes de commis et de clients, l’étourdissaient ; car, s’il avait rêvé  Paris plus propre, il ne l’espérait pas d’un commerce aussi âpre. »

J’ai relu Au bonheur des dames l’année dernière, un de mes romans préférés de Zola, avec la Curée, enfin, jusqu’à ce que j’en découvre d’autres,  car je n’ai pas tout lu, à part les plus connus et, maintenant, le début du cycle des Rougon-Macquart.
Pot-bouille  appartenait à la première catégorie, celle des « à découvrir ». Une opération Masse critique m’a permis de m’immerger dans cet immeuble bourgeois des années 1860 (l’action début en novembre 1861).
Zola file un thème bien connu : le jeune provincial aux dents longues qui veut conquérir Paris ( voir Balzac, avec Rastignac, dans le Père Goriot et son « A nous deux, Paris! »).
Pour replacer le roman dans la série et la très large famille des Rougon-Maquart,  Octave Mouret est le fils de François et Marthe, protagonistes de La conquête de Plassans, roman moins connu, qui se déroule dans le Sud de la France et plante les racines de l’oeuvre à venir. Octave est donc la 3ème génération de cette fameuse famille.
Il est accueilli au début du roman par M. Campardon, dans l’immeuble de la rue de Choiseul,  où va se dérouler derrière les murs, des aventures et des mésaventures ; une réplique de la société bourgeoise de l’époque. C’est M. Campardon qui va présenter à Octave tous les locataires et le propriétaire. Octave sera logé au 4ème,  l’étage des moins bien considérés, juste avant les chambres des domestiques ou celles louées à des ouvriers, qui sont situées, bien entendu, sous les toits. Le jeune homme sera employé au magasin Au bonheur des dames, qui n’est qu’une boutique du quartier, et non le grand magasin du livre suivant…
La structure de l’immeuble est un  régal de micro-société avec ses states : la loge du concierge où M. et Mme Gourd, d’anciens domestiques qui ont accédé à une position sociale plus « élevée » est à l’entrée et leur permet de surveiller les allées et venues.
Au premier, c’est la respectabilité bourgeoise incarnée , avec les Duveyrier (lui, un magistrat décoré qui entretient une maîtresse) et les Vabre (le père est le propriétaire).
Au second, une famille dont on ne sait rien sinon que le père a « fait des livres » et est en procès (un clin d’oeil à l’auteur lui-même). Au troisième, c’est un tableau d’hypocrisie, chez les Campardon, avec un ménage à trois bien tranquillement installé. Sur le même palier, « une petite femme bien malheureuse » qui a été abandonnée par son mari, se contente de flirter avec des hommes (on le saura avec Octave). Et au quatrième, il y a la famille Josserand qui veut garder les apparences. Mme. Josserand veut marier ses filles, Berthe et Hortense. Le fils Léon vit aux crochets de sa maîtresse, une femme plus âgée que lui. Quant à l’autre fils, Saturnin, c’est un jeune homme perturbé mentalement qui fera des séjours à l’asile. Un autre ménage vit modestement, Marie, ignorante, qui veut lire des romans, son époux Jules et leur fille.
Et voilà Octave. Il séduit, se glisse dans les familles, entre les couples, grimpe les échelons de cette société. Il est aussi un homme brutal, qui n’hésite pas à brutaliser et agresser sexuellement les femmes.
On voit aussi le traitement des domestiques lorsque les bonnes et les cuisinières s’interpellent par les fenêtres de l’arrière-cour, c’est un parler crû, dur, mais aussi d’une grande lucidité sur leurs patrons et patronnes…
Le roman aborde aussi le sujet de l’éducation des filles. Zola dénonce cette hypocrisie qui veut que les femmes de cette époque soient vertueuses et ignorantes, mais à qui on apprend comment piéger un homme pour se faire épouser (ô patriarcat …!)

Bref, dans cet immeuble, on vit, on meurt, on accouche, sous une plume vive (Zola, c’est quand même génial à lire). Le roman est parfois déroutant, avec la description de l’accouchement de l’une des domestiques, tellement réaliste…
L’humour est présent  et fait de Pot-Bouille une comédie de moeurs acide.

Les Rougon-Macquart, tome 10 : Pot-Bouille par Zola

Résumé : Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère comme le plaisir saute aux yeux. Chez les seconds tout est caché. Ils clament : « Nous sommes l’honneur, la morale, la famille. » Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant Au Bonheur des Dames, arrive de province et loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Beau et enjoué, il séduit une femme par étage, découvrant ainsi les secrets de chaque famille.
Ce dixième volume des Rougon-Macquart, retraçant la vie sous le Second Empire, c’est ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Premières lignes – 8 juin

Premières lignes de retour ! 

Il était temps que je parle de ce qui constitue le premier tome d’une série de six signée Megan Whalen Turner et publiée chez Monsieur Toussaint Louverture (beauté éditoriale garantie).
L’intrigue débute donc dans une prison où croupit Gen, un jeune voleur dont on ignore tout au début de cette aventure. Un mage, appelé…le Mage, au service du roi de Sounis, l’un des trois principaux royaumes de la Petite Péninsule, va embarquer notre voleur dans une mission plus que périlleuse. Gen n’a guère le choix, ceci dit et accompagne donc le Mage et ses deux apprentis, Sophos et Ambiades, ainsi qu’un soldat de confiance, Pol.
Le but ? Dérober le Don d’Hamiathès situé dans un temple oublié. Le Mage a étudié la question : le Don d’Hamiathès pourrait conférer au souverain de Sounis l’avantage sur ses ennemis, la reine d’Attolie et celle d’Eddis, sans parler de la menace mède…
Pourquoi choisir ce jeune voleur, tout juste sorti de l’adolescence ? Parce que Gen peut tout voler. Absolument tout.

La quête qui commence nous fait découvrir l’univers aux accents méditerranéens habilement revisité par  Megan Whalen Turner. On y décèle des influences grecques, byzantines…Il y a des dieux et des déesses qui possèdent leur propres légendes, mais nous font parfois penser à la mythologie grecque.
Les dialogues sont percutants et parfois remplis d’humour (Gen a la langue bien pendue).
Quant au final, c’est un étonnant retournement de situation, que j’aborderais (discrètement pour ne pas trop en dire) dans la chronique de La Reine d’Attolie, le tome qui suit.
Cette fantasy à la magie discrète, aux mélanges historiques, est particulièrement réussie. Je ne peux que conseiller de vous lancer dans cette lecture.

 

Le Voleur par Whalen Turner

 

 

Résumé :

Imaginez une contrée aux accents ­mé­diterranéens:: champs d’oliviers, montagnes rocailleuses, soleil sec sur les murs épais de cités antiques. Au nord, de puissants pays continentaux:; au sud, l’immense Empire mède. Entre les deux:: une petite péninsule habitée de peuples aux noms grecs, qui partagent une langue, quelques dieux, mais sont divisés en trois royaumes:: Eddis, Sounis et l’Attolie.

Eddis, niché au cœur de la chaîne d’Héphestial, est un lieu isolé mais stratégique, fort d’une route commerciale essentielle et d’un atout humain inestimable. Le roi de Sounis rêve d’en conquérir la reine, dont l’alliance lui ouvrirait la voie vers l’unification de la péninsule. La reine d’Attolie, glaciale et redoutable, doit quant à elle lutter contre ses propres barons et déjouer les manœuvres des Mèdes, prêts à s’imposer à coups d’intrigues et de machinations.

C’est dans ce décor byzantin, fait de tractations, d’espionnage et de conflits ouverts ou feutrés, qu’intervient Gen, jeune voleur  convaincu de pouvoir tout dérober – comme le Sceau royal, dont il s’est emparé dans les appartements du roi. Jeté en prison, il croupit jusqu’à ce que le plus puissant conseiller de Sounis, le Mage, lui propose un marché:: voler une antique relique en échange d’une ­possible libération.

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

 

Quand je faisais mes recherches

Pour le premier tome de ma série Sarah Logan, j’avais découvert cette photographe.

Quand j’ai commencé ce blog…

J’échangeais beaucoup avec la communauté de fans de Richard Armitage. Une belle époque, sur un réseau social qui a changé de nom (et de ton) que je ne fréquente plus…

Un peu de nostalgie, donc.

Il y a eu cette actualité qui était d’une grande importance : elle date de 2014.

Cheveux gris et blancs – mise à jour

J’ai fait une relecture et ajouter un paragraphe à cet article de 2017/2018, qui me paraît toujours aussi important.

Plus que ‘s’assumer sans coloration’, je parle de vieillissement et de ce que les cheveux gris disent de nous.

De la société.

Berlin et mes impressions, en 2017

Après mon retour de Londres récent, j’ai aimé me replonger dans mon propre témoignage. Une autre ville, une autre dynamique.

L’envie d’y retourner.